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Quelle reforme du capitalisme ? 14 février 2010

Posté par uncoupdedes dans : Non classé , trackback

A la suite de la crise économique et financière que nous connaissons actuellement, beaucoup souhaitent la mise en œuvre d’un capitalisme plus solidaire et responsable.

Allons-nous entrer dans cette nouvelle phase du capitalisme ? Je le souhaite mais ne le pense pas.  Les structures de pouvoirs économiques sont suffisamment puissantes pour pouvoir être autonomes et résister aux changements impulsés par le Politique.  Ces structures possèdent non seulement un pouvoir intrinsèque, lié aux nombres d’emploi et de richesses qu’elles génèrent, mais elles sont également parvenues à faire de leur intérêt, la croissance des profits, l’intérêt supérieur des Etats.  Qui peut aujourd’hui contester que le principal indicateur de la réussite d’un gouvernement est le taux de croissance de la richesse produite (en très grande partie par les entreprises) et non la Justice ou encore la bonne articulation de la Chose Publique et des Citoyens ?

Il y a aujourd’hui une surreprésentation des intérêts économiques au sein de la sphère politique.  L’économie est un moyen mais ne saurait être une fin en soi.  Les premiers économistes dits Classiques  (Smith, Ricardo…) aujourd’hui affichés comme les tenants d’un libéralisme pur, l’avaient bien compris et prônaient l’articulation de la fin et des moyens au sein de la doctrine de l’Economie Politique.

Serons-nous en mesure de modifier ces structures qui dominent le corps social ?  La probabilité d’une reforme en douceur est, à mes yeux, improbable, et ce pour 2 raisons principales :

- L’Histoire nous enseigne que des changements de structures sociales ne se sont pas produits a périmètre structurel constant, elles ont donne lieu à des changements de régimes plus ou moins violents ou des déclins irrémédiables pour les entités incapables de se reformer (Grèce Antique, pétrie de son sentiment de supériorité ou Espagne Habsbourgeoise)

- Les structures actuelles sont supportées par un cadre philosophique solide et sur bien des plans difficilement réfutable. Elles sont le fruit de la liberté des individus… Remettre en cause ces structures ne manquera pas de remettre également en cause leur postulat de Liberté.

J’en arrive à mon interrogation principale, qui, si elle peut paraitre iconoclaste, est néanmoins indispensable  dans une optique de compréhension des enjeux politiques actuels.  La démocratie, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui (et j’insiste sur ce point), est-elle la mieux à même de faire évoluer les structures sociales ?

Difficile question tant la réponse qui nous vient immédiatement, sans doute fruit de réflexes sociaux, est la suivante : la démocratie est non négociable sous sa forme actuelle. Mon propos se place dans une perspective historique et entrevoit les limites de la démocratie dans des contextes particuliers.

 

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